" Attends avec ton aiguille, je cherche une raison de vouloir souffrir. Hm, Vas-y! "

" Attends avec ton aiguille, je cherche une raison de vouloir souffrir. Hm, Vas-y! "


J'm'ennuie, alors je dessine, chacun ses occupations. J'efface tout d'un coup rapide. Encore raté. Un coup d'énervement. Sans arrêt ces coups d'énervement, d'impuissance rageuse. J'ai mal. Comment en suis-je arrivée là? Une succession de " hasards ". Quand j'y pense, ma vie donne l'impression d'un ensemble cohérent, et pourtant constitué d'idées, de désirs non organisés, sensibles à l'instant mais incapables de survivre dans le long terme. Des grands souhaits, des ambitions, ça oui, j'en ai eu. J'n'ai rien réussi à mettre à terme. Toutes mes résolutions, je les voie s'évaporer à la première sollicitation, mes engagements les plus sincères s'étioler le plus souvent sur un coup de tête, mes mots les plus vibrants se dissoudre dans la réalité. C'est comme ça. J'essaie de m'y habituer, n'ayant pas vraiment d'autres choix. Il suffit de le savoir. Efficace et souvent chanceuse dans l'instant, je me sais anéantie dans la longue durée. Tu vois, je vais encore perdre. Bien fait, je pense l'avoir mérité.



" Nikomu nikto ne vinovat
Kazhdoi luzhe po svoyei lune
Tol'ko bol'she net koordinat
Na kotoryh ty naidyoshsya mne. "





" Chase your dreams away
glass needles in the hay
the sun forgives the clouds
you are my holy shroud

I just don't care if it's real
that won't change how it feels
I just don't care if it's real
that won't change how it feels

No it doesn't change
and you can't resist
making me feel eternally missed
and you can't resist
and you can't resist
making me feel... "





" Tes cris se hachent, ta vie se gâche à sucer l'ennemi. J'ai peur de tomber pour ne plus jamais me relever. J'ai peur de toujours te haïr et ma vie passe, je n'ai pas guérie. Tu vois, je me lasse. Fatiguée de t'entendre me dire comment vivre. Fatiguées de porter ces sacs vides. Fatiguée d'écouter parler ces gens qui s'ennuient. Fatiguée d'écouter ces gens qui envient. Fatiguée d'écouter ces gens, je devrais m'allonger. J'ai peur de dormir et ne plus jamais me réveiller. J'ai peur de chaque soir, devoir encore y croire. Des pleurs de panique, visage poncé. Terreur en heure creuse, chaque jour me semble un peu plus court. Chaque minute inutile, chaque jour me coulé plus profond qu'il me soûle. Je n'ai plus le temps. Ruine et couds nos c½urs déchirés, mutilés par tes soins. Je n'aurais jamais, jamais pensé t'abîmer, renoncer. J'abandonne, mes bras lâchent de te voir tellement vrai, tellement toi. Prête à tout perdre pour garder ta chimère, son fantôme. Je me hais, je me suis trompée. J'irais trouver ma force dans la haine que tu allaites. Coller mes mains sur ton c½ur de ranc½ur. En extraire l'âcre suicide. Serrer mes poings sur ton c½ur de ranc½ur. En vider l'âpre liquide d'humeur. Défigurée d'acrimonie facile, te voilà laide de vivre. Affamée de souhaits, trop d'appétits.D'excitation hostile, te voilà raide, avide, affalée. Trop d'appétits ma fille, je pourrais bien finir par te faire vomir. Encore combien d'années, combien de temps. Rien ne sera plus jamais comme avant. Combien de fois au fond de toi, combien de fois. Ta vérité ma détestée. Rien ne sera plus comme avant. "

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 09:57

Modifié le vendredi 20 février 2009 17:21

Choix n°3 : Faire comme ci, mais en fait non.

Choix n°3 : Faire comme ci, mais en fait non.



He's obsessed with conspiracy theories and aliens, & he can say the alphabet backwards. <3
He said : " ladies, just call me Mr Muscle. "




" Je sais pas dans quoi t'as encore foutu les pieds... "
" Dans la merde. Question d'habitude. "
" Là je te reconnais bien ma fille. "
Alors ça doit être génétique :x








- Regarde le, il est troublé par la belle aux yeux gris.
- Ça te fais quelque chose?
- Moi, je te l'ai dit, je marche lentement et je commente. C'est tout.
- Tu mens.
- Peut-être. Il est vrai que je ne suis pas tout à fait dénuée de sentiments et d'attentions. Par exemple, j'lui ai proposé de venir marcher dans la nuit avec moi. Réponse : il s'en fout.
- Forcément. Il a autre chose à penser. Vide mis à part.
- J'en sais plus long que toi sur le vide. Et le vide prend plus d'espace que n'importe quel plein.
- Et alors?
- Et alors n'invente pas ce qui n'existe pas sous prétexte que tu as paumé ce qui existe.



Et si...
Si?
Non, rien.

"No it doesn't change
and you can't resist
making me feel eternally missed
and you can't resist
and you can't resist
making me feel..."


A écouter aussi :
Host. [Japan Only]


# Posté le samedi 22 novembre 2008 17:35

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 09:41

Ne pas reussir, c'est prendre le risque d'echouer.

Ne pas reussir, c'est prendre le risque d'echouer.
.

" Et sinon, ça va bien? "
* Heu... Non, mais j'prendrais bien un kiri! *


* Il est sûrement parti se pendre. *
" bah tan pis. "




" J'avoue me lasser, de la même bataille..."




Des dizaines de personnes peuvent vous dire folle, vous ne les croyez réellement que lorsqu'une après-midi, vous vous surprenez à parler politique avec une ponette.
Remarquez, c'est elle qui a abordé le sujet la première.






As you're falling down, my heart beats the same.
Wybacz mi.
*















*
Pardonne moi.


Wildpaw. =}

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 14:02

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 09:42

Zorro, le retour. <3

Zorro, le retour. <3



" J'ai vu ce que tu me fais, détruisant les fils de la marionnette de nos esprits.
Un micro me secoue follement.
Une plainte incise ton cerveau.
Crissant comme des fourchettes sur des assiettes,
un tableau noir griffé avec haine. "
Micro Cuts. <3











J'ai fais une croix sur les tongs. J'suis fière de moi, pour une fois. Puis ça n'a aucun rapport mais Loukoum a vomi sur mon T.shirt. CE T.shirt. Idiot de chat. J'suis d'humeur généreuse, j'te pardonne. Je tiens à préciser pour les rares et surement inexistants même ( mais sait-on jamais) qui s'en soucieraient, que ma mère est finalement rentrée après une journée d'absence, justifiée certes, au beau milieu de la nuit, vers 22h. ( oui, il fait nuit de plus en plus tôt, hein. ) Avec pour excuse d'être restée boire 5-6 verres avec ses collègues. Comme quoi, ça doit être génétique. ( oui, comme la connerie, pour ceux ou celles qui se sentiront visé(e)s. ) C'est là que je remarque que j'aime parler pour ne rien dire, on se refait pas. J'aime parfois que mes paroles soient constituées de quelques riens, mêlant l'inutile et l'insane, qui peut d'ailleurs perdurer des heures. Ce qui tient au fond du grand art, formant une dentelle de mots si fine qu'elle ne contient plus que des vides. Mais méfiez-vous toujours de ces lettres d'apparence insignifiantes, qui, au contraire, cachent la plupart du temps l'essentiel. Et oui, ce serait bien trop facile.
Sur ce, Salut et Liberté. X

{ Overdose de Fred Vargas? Possible. }

# Posté le lundi 10 novembre 2008 14:37

Modifié le jeudi 07 mai 2009 07:50

J'ai choisi ce mode de vie, advienne que pourra.

J'ai choisi ce mode de vie, advienne que pourra.



Il y a un varan dans mes murs. Oui, comme la vieille de la télé, et bizarrement, j'n'ai absolument pas peur. Moi qui tremble devant une araignée, qui fais toujours avance rapide sur Vincent, et qui n'arrive plus à regarder les étoiles sans un sourire mélancolique. J'y avais même trouvé un c½ur pour lui, jadis. Pathétique. J'ai longtemps essayé d'oublier, mais le c½ur n'oublie jamais, souvenez-vous en. J'ai enfin terminé Dans les Bois Eternels cette nuit. Génial, comme toujours. Je n'ai pas beaucoup dormi, je suis crevée mais c'est entièrement ma faute, je m'étais prévenue. " Dans le simple appareil d'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil" , voilà que je me mets moi aussi à pelleter des nuages, me voilà bien.
J'ai toujours apprécié les repas du soir, cette gaîté explosive et stupide qui peut régner dans la salle; qui m'évoque souvent une fête d'anniversaire plongée dans une joie inaccessible. J'entre, marquant une pose habituelle durant laquelle je me plaît à observer. Les coudes posés sur la table, les verres circulant de main en main, les plaisanteries roulant à ras du sol. Très bien, tant mieux, c'était ce que j'avais espéré, cette pause hors du temps dont j'aime user avec excès, sachant très bien qu'elle sera courte. Je crains chaque fois que mon arrivée ne fasse tomber cette joie fragile, derrière laquelle les inquiétudes se propagent comme à travers une vitre. Je m'efforce de sourire en vous rejoignant. Vous souriez, je vais mieux.

Moi aussi, Mia, " j'ai le courage d'une tortue sans carapace " quand j'essaie de lui parler.



pix: Vincent, j'en tremble tellement il me terrorise.

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 05:19

Modifié le jeudi 07 mai 2009 07:51